Au cours de cette masterclass, une quarantaine de participants ont découvert les spécificités de ce programme d’une durée d’un an. Jean-Baptiste DIEBOLD, représentant de l’ESJ-Lille, a détaillé le contenu du cursus, ses principales disciplines et les compétences développées au terme de la formation. Le MI2M associe notamment cours, mentorat et réalisation de projets, avec une place accordée à l’expérience et au développement du réseau professionnel.
« Ce que ce Master 2 vous propose, c'est de dépasser un peu la limitation d'être entrepreneur. C'est l'occasion de rencontrer un secteur, de développer un réseau dans ce secteur, parce que vous allez rencontrer des gens de votre pays, mais aussi des gens d'autres pays, des gens qui s'intéressent aux mêmes choses que vous », a-t-il expliqué.
Deux anciens étudiants du programme, Donatien KANGAH, président de Wikimédia Côte d'Ivoire, et Evelyne DEBA, journaliste à La Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), ont également partagé leur expérience. Ils ont souligné les apports du MI2M en matière de leadership, de management d'équipe, de conduite de projets et de recherche.
« Ce master consistait notamment à mettre en place un projet. Celui que j'ai réalisé portait sur l'éducation aux médias et à l'information. En sept ans d'action, nous avons pu former près de 1 300 jeunes et concevoir des manuels pédagogiques dans ce domaine. J'étais une bonne journaliste, mais ce master m'a surtout permis de développer de véritables capacités managériales, que j'ai ensuite mobilisées dans ce projet », a témoigné Evelyne DEBA.
Autre atout mis en avant : le réseau de l'ESJ-Lille. Présent dans plusieurs pays, il offre un espace d'échanges et peut ouvrir des opportunités professionnelles et académiques.
« À travers ce master, on intègre la grande famille de l'ESJ-Lille, cette grande famille d'anciens. On reçoit des informations sur les opportunités d'emploi, les publications et les promotions. Chaque fois que je suis dans un pays, je peux lancer un message sur la plateforme. Du coup, je ne me sens pas seul, je ne me sens pas étranger », a confié Donatien KANGAH.
Le parcours exige toutefois une forte autonomie. Le format à distance impose de respecter les échéances, de suivre régulièrement les cours en ligne et de composer avec les contraintes techniques liées à la connexion Internet.
La séance de questions-réponses a permis de préciser les critères d'admission au master.
Au-delà de la présentation d'une formation, cette masterclass a rappelé l'un des enjeux au cœur du SAJEM. Celui de donner aux professionnels des médias les outils pour mieux gérer, développer et pérenniser leurs entreprises.